Prédication du 4 janvier 2026

Le partage du don reçu de Dieu
Pierre 4 v10 11

11 Si quelqu’un parle, que ce soit comme annonçant les oracles de Dieu; si quelqu’un remplit un ministère, qu’il le remplisse selon la force que Dieu communique, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui appartiennent la gloire et la puissance, aux siècles des siècles. Amen!

Le partage du don reçu de Dieu

12/1/25 texte suggéré par Isabelle Castioni ,qui y a vu à
juste titre une feuille de route, pour le CP et pour la communauté.

I Que chacun mette au service des autres le don qu’il a reçu de la grâce ;
Vous serez ainsi de bons intendants de la grâce si diverses de Dieu.

Le don de la grâce, c’est ce qui a donné l’expression « avoir du charisme ».
La grâce est un mot un peu difficile à expliquer ; la grâce c’est tout ce qui nous est
donné par Dieu, ce qui ne vient pas de nous et que nous ne méritons pas.« Grâce » a donné le mot « gratuit ». Chaque être humain reçoit de Dieu des
grâces, des dons parce que Dieu l’aime.

1) Pierre nous dit que les dons de grâce sont divers. Comme nous sommes
tous différents, les dons de dieu le sont aussi. Pas de clone humain, pas de
grâce standardisée !

1e lettre aux Corinthiens de l’apôtre Paul écrit :
Il y a diversité de dons, mais c’est le même Esprit; 5 diversité de services, mais
c’est le même Seigneur; 6 diversité d’actes, mais c’est le même Dieu qui opère
tout en tous.
7 Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour le bien de tous. 8 En
effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse; à un autre une parole
de connaissance, selon le même Esprit; 9 à un autre la foi, par le même Esprit; à
un autre des dons de guérisons, par le même Esprit; 10 à un autre la possibilité de
faire des miracles; à un autre la prophétie; à un autre le discernement des esprits;
à un autre diverses langues; à un autre l’interprétation des langues. 11 Mais toutes
ces choses, c’est un seul et même Esprit qui les accomplit, en les distribuant à
chacun en particulier comme il le veut.
(ch 12 v 4 à 11)

II Je ne vais pas commenter cette liste, mais plutôt attirer notre attention sur la
façon de mettre en pratique ce que le Seigneur nous confie.

1) Il y a ici un 1er danger : celui de nous comparer les uns avec les autres,
d’estimer que nous sommes moins bien ou mieux lotis que le voisin.
L’apôtre Paul a certainement eu ce problème à gérer, car il compare
longuement l’Eglise avec un corps humain. Le corps fonctionne grâce à la
complémentarité des organes. Aucun organe n’est inutile, même le plus
invisible ;

1 Co 12 v « 17 Si tout le corps était un oeil, où serait l’ouïe? S’il était
tout entier l’ouïe, où serait l’odorat? 18 En fait, Dieu a placé chacun des
organes dans le corps comme il l’a voulu. 19 S’ils étaient tous un seul organe,
où serait le corps? 20 Il y a donc plusieurs organes, mais un seul corps. 21 L’oeil ne peut pas dire à la main: «Je n’ai pas besoin de toi», ni la tête
dire aux pieds: «Je n’ai pas besoin de vous.» 22 Bien plus, les parties du corps
qui paraissent être les plus faibles sont nécessaires. »

Il n’y a donc pas de « petit don de grâce », aucune personne de notre
assemblée n’est inutile. Et si nous croyons le contraire, c’est que nous ne
sommes pas assez attentifs aux qualités des autres, et que nous ne
laissons pas ces personnes prendre leur place dans notre communauté.

1 Cor 12 v 27 « vous êtes le corps du Christ, vous en faites partie, chacun pour sa
part ».
De même que la santé du corps vient du bon fonctionnement de chaque organe,
la santé spirituelle d’une communauté chrétienne vient du plein exercice du don
de grâce de chaque membre de l’assemblée.

2) Le 2e danger serait de nous enorgueillir du don que nous avons.
Or il n’y a pas de quoi, puisque nous ne sommes que des intendants de la
grâce de Dieu. L’intendant n’est pas le propriétaire ! Dieu nous confie des
talents pour que nous nous en servions pour le bien de tous, pas à des fins
personnelles. « Là où il y a une passion jalouse et ambition personnelle, il y a
du désordre et toutes sortes de mauvaises pratiques ». « A chacun la
manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune » (Cor 12 v 7)
Pierre reprend cet avertissement au chap 5 v 5 « Tous revêtez vous d’humilité
dans vos rapports mutuels car Dieu résiste aux orgueilleux mais il accorde sa
grâce aux humbles ».

3 « Si quelqu’un parle, qu’il parle de façon à communiquer les
paroles de Dieu ». (Pierre v11) Parler ce n’est pas seulement pour le
prédicateur, ici au temple. Le service de prédication est très visible bien sûr
(la responsabilité du prédicateur n’en est que plus lourde !! Malheur à moi si
je n’évangélise pas, disait Paul). Mais quiconque passe un coup de
téléphone à une sœur, ou visite un frère, apporte une parole de Dieu si c’est
une parole de bonté.

Il arrive qu’une parole d’avertissement soit nécessaire : « la parole de
sagesse » citée en Cor 12 n’est pas toujours une parole consensuelle.
Mais l’apôtre Jacques définit la sagesse de Dieu comme « pacifique,
conciliante, raisonnable et pleine de compassion et de bons fruits, sans
parti pris, ni hypocrisie ».(Jacques 3 v 16-17)
Prenons donc garde à la façon dont nous parlons aux autres, et à la manière de
parler des autres. Le « don de juger » n’existe pas ! Paul est très clair sur le sujet :

« Tu es inexcusable toi qui juges…en jugeant l’autre tu te condamnes toi-
même, puisque toi qui juges tu pratiques les mêmes choses ! » (Rom 2 v1).

Que celui qui parle, comme celui qui agit, se souvienne que Dieu est amour.
Jésus promet que celui qui offre un verre d’eau à son prochain ne perdra pas sa
récompense. De petites choses témoignent :

Je me souviens de la petite fille d’amis de mes parents qui, à 4 ans, a surpris
tout le service d’hôpital où elle était soignée par son calme et sa sagesse. A sa
maman qui lui demandait si elle n’avait pas peur, la petite Sophie a répondu :
« peur de quoi ? Jésus reste avec moi ». Par son attitude, elle avait évangélisé
tout le service !

III Peut-être quelqu’un ici n’a pas confiance en lui et ne se sent aucun don.
A cette personne, je voudrais dire que le Seigneur ne l’a pas oubliée.
Nous n’avons pas un dieu Jupiter qui aurait des chouchous et ne parlerait qu’aux
notables. Nous avons Jésus, né parmi les petits artisans et les bergers, Jésus qui
a fait des kms à pied au soleil pour parler à une femme étrangère et mal vue par
les gens de son quartier. Jésus qui se compare au berger qui parcoure la
montagne pour retrouver le mouton perdu et blessé. Ce Dieu-là a gravé votre nom

sur la paume de sa main le jour où il vous a sauvé sur la croix. Comment pourrait-
il vous oublier ? Peut-être n’osez-vous pas croire que vous avez un don ? L’Espritdu Seigneur peut vous aider à voir les richesses qui sont en vous,
« Si qq manque de sagesse qu’il la demande à Dieu qui donne à tous
généreusement et sans faire de reproche, et elle lui sera donnée. » (Jacques 1v5)

 

Si quelqu’un sert, qu’il serve par la force que Dieu lui accorde » v 11
Quelque soit notre don, tous s’exercent avec la force que Dieu donne.
« Dieu nous a donné un esprit de force, d’amour et de pondération. N’ai pas honte
du témoignage de notre Seigneur » (2 Tim 1 v 7 -8).
Prions en tout temps par l’Esprit (Eph 6 v18). Et n’oublions pas que le but de tout
service, c’est d’apporter aux autres l’amour de notre Seigneur.

 

Conclusion Une communauté chrétienne où chacun exerce son don de grâce,
c’est un peu comme un vitrail. Chaque morceau de verre coloré, isolé, n’a rien
d’extraordinaire. Mais les éclats de couleurs différentes, assemblés par l’artiste,
forment une rosace magnifique. Ainsi chaque petite qualité que nous mettons en
œuvre avec le Saint-Esprit, brille sous la lumière de Dieu notre Père.
Réjouissons nous donc des dons que nous avons reçu et mettons-les en pratique.
Jésus nous y encourage dans l’évangile de Luc (12 v 37 38), le Christ nous

 

 

compare à des esclaves qui attendent le retour de leur maître : « Heureux ces
esclaves que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller ! Amen je vous le
dis, il les installera à table et il viendra les servir. Qu’il arrive à la 2e ou à la 3e veille

(c’est à dire au milieu de la nuit), s’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! »
Amen

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