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Prédication du 24 novembre 2024
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L'importance du témoignage par Dominique Marielle
19 Le grand-prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. 20 Jésus lui répondit: «J’ai parlé ouvertement à tout le monde; j’ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le temple, où les Juifs se réunissent constamment, et je n’ai rien dit en secret. 21 Pourquoi m’interroges-tu? Interroge ceux qui m’ont entendu sur ce que je leur ai dit; ils savent, eux, ce que j’ai dit.» 22 A ces mots, un des gardes qui se trouvait là donna une gifle à Jésus en disant: «C’est ainsi que tu réponds au grand-prêtre?» 23 Jésus lui dit: «Si j’ai mal parlé, explique-moi ce que j’ai dit de mal; et si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?» 24 Alors Anne l’envoya attaché à Caïphe, le grand-prêtre.
25 Simon Pierre était là et se chauffait. On lui dit: «Ne fais-tu pas partie, toi aussi, de ses disciples?» Il le nia et dit: «Je n’en fais pas partie.» 26 Un des serviteurs du grand-prêtre, un parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, dit: «Ne t’ai-je pas vu avec lui dans le jardin?» 27 Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt un coq chanta.
28 De chez Caïphe, ils conduisirent Jésus au prétoire; c’était le matin. Ils n’entrèrent pas eux-mêmes dans le prétoire afin de ne pas se souiller[a] et de pouvoir manger le repas de la Pâque. 29 Pilate sortit donc à leur rencontre et dit: «De quoi accusez-vous cet homme?» 30 Ils lui répondirent: «Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré.» 31 Sur quoi Pilate leur dit: «Prenez-le vous-mêmes et jugez-le d’après votre loi.» Les Juifs lui dirent: «Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort.» 32 C’était afin que s’accomplisse la parole que Jésus avait dite pour indiquer de quelle mort il allait mourir.
33 Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus et lui dit: «Es-tu le roi des Juifs?» 34 Jésus [lui] répondit: «Est-ce de toi-même que tu dis cela ou d’autres te l’ont-ils dit de moi?» 35 Pilate répondit: «Suis-je un Juif, moi? Ta nation et les chefs des prêtres t’ont livré à moi. Qu’as-tu fait?» 36 Jésus répondit: «Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs; mais en réalité, mon royaume n’est pas d’ici-bas.» 37 Pilate lui dit: «Tu es donc roi?» Jésus répondit: «Tu le dis, je suis roi. Si je suis né et si je suis venu dans le monde, c’est pour rendre témoignage à la vérité. Toute personne qui est de la vérité écoute ma voix.» 38 Pilate lui répliqua: «Qu’est-ce que la vérité?»
Sur ces mots, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs et leur dit: «Pour ma part, je ne trouve en lui aucun motif de le condamner.
Pour construire ma prédication, je me suis largement inspirée des commentaires d’Antoine Nouis qui m’ont semblé très éclairants .
Nous sommes au milieu de la nuit. Qu’y avait-il de si urgent ? Cet empressement montre que le but du grand- prêtre n’est pas d’instruire un procès équilibré mais de trouver une façon légale de se débarrasser de Jésus .
Pourquoi interroge-t-il Jésus sur ses disciples ? Il a ^probablement peur qu’ils représentent un danger pour son pouvoir.
Jésus est interrogé sur son enseignement.
Par ses gardes , le grand prêtre devait savoir que cet enseignement était subversif.
Il les avait déjà envoyé pour arrêter Jésus mais ils n’ont pas pu. ( jn 7, 32,46)
La réponse de Jésus a la transparence de son propos. Il ne s’est jamais caché , il a parlé ouvertement dans le temple.
Les gardes ont arrêté Jésus de nuit , discrètement lorsque la population de Jérusalem dormait. Le grand prêtre l’interroge aussi de nuit. Ils œuvrent dans l’obscurité alors que Jésus ne s’est pas caché ; il n’a rien dit en secret.
Le dialogue entre Jésus et le grand prêtre est une illustration de la parole dite à Nicodème : La lumière est venue dans le monde et les humains ont aimé les ténèbres plus que la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Jésus dénonce le caractère hypocrite de la question . Le grand prêtre a suffisamment de gardes et d’espions pour savoir tout ce que Jésus a dit et fait .
C’est Jésus qui est le prisonnier mais c’est lui qui interroge son interlocuteur sur sa propre attitude .
Le garde exprime les sentiments de son chef. Quand on ne sait plus quoi répondre , soit on a l’humilité de le reconnaître, soit on devient violent .
Cette gifle est la marque de la justesse de la parole de Jésus.
Alexandre Soljenitsyne fait remarquer que « la violence ne trouve son refuge que dans le mensonge et le mensonge ne trouve son appui que dans la violence . Tout homme qui a opté pour la violence doit inexorablement choisir le mensonge comme principe .
Dans la violence il y a celui qui frappe et celui qui est frappé . Jésus est toujours du même côté . Il reçoit le premier coup qui le mènera à la croix.
Au lieu de répondre à la violence par la violence ; Jésus fait appel à l ‘adulte qui est en face delui. Il continue à répondre par la simplicité de la vérité.
La violence ne permet pas d’accéder à la vérité. Toute vérité imposée est fausse.
Jésus répond par des mots tant qu’il pense pouvoir faire changer son interlocuteur. A Pilate , il répond par le silence .
Anne avait le titre de grand prêtre comme le montre le verset 19 ; mais c’était son gendre Caïphe qui exerçait la fonction. Alors qu’il cherchait à légitimer la condamnation de Jésus , il est renvoyé à sa propre hypocrisie .
Les quatre évangiles racontent la comparution de Jésus devant les autorités civiles religieuses de Jérusalem.
Pierre renie de nouveau Jésus.
Après la gardienne , quelqu’un pose la même question à Pierre . N’es-tu pas un de ces disciples ?
Une deuxième fois il répond : Je ne le suis pas . En français, On peut l’entendre comme verbe être mais aussi comme suivre . Pierre a peur.
La première fois, il a pu être surpris par la question de la servante . Auprès du feu , il a eu le temps de réfléchir .
Pierre a tout quitté pour suivre jésus , être disciple . Il a cheminé à ses côtés . Pourtant il nie ce qu’il est.
Les régimes autoritaires usent de violence par rapport aux dissidents, de violence physique et psychologiques pour faire plier les rebelles .
Pierre avait déclaré était prêt à mourir pour Jésus qui avait prophétisé son reniement avant le chant du coq.
Le chant du coq signe la venue d’un jour de mensonge, de ténèbres.
L’évangile laisse Pierre sur son reniement . On ‘entendra plus parler de lui jusqu’à la résurrection.
Le récit du reniement de Pierre , un des chefs de l’église est un des rares récits raconté dans les quatre évangiles . Le reniement et le relèvement, la chute et le pardon sont au cœur du message chrétien .
Que je sois toujours à l’écoute des coqs qui me rappellent mes trahisons et que la méditation des reniements de Pierre me donne le courage du témoignage.
Jésus comparait devant Pilate le matin . C’est l’aube d’un jour nouveau . Le jour où la vérité du Christ va être révélée dans son rejet de la part des humains.
D’après Jean, la fête de la Pâque était le sabbat.
Nous sommes la veille de ce jour où l’on devait être particulièrement attentifs à éviter toute impureté.
Entrer dans la maison des païens était considéré comme impur.
Les religieux se préparent à tuer un innocent , mais ils ont peur de se souiller.
Lorsque l’obéissance à la prescription est plus importante que ce qui la fonde, la loi se pervertit.
Dans cet évangile , Pilate apparaît sous les traits d’un responsable qui succombe à la pression des chefs religieux.
Les historiens le décrivent comme un haut fonctionnaire mal disposé à l’égard du peuple juif.
Certaines traditions disent que Pilate aurait regretté sa décision et se serait converti sous l’influence de sa femme. Le problème de cette tradition est qu’elle a des relents antisémites .
On valorise Pilate pour faire porter la condamnation sur les seuls juifs .
La réponse des religieux est quelque peu insolente .
Ils sont sûrs de leur bon droit et demandent à Pilate de faire ce qu’ils leur demandent.
En quoi Jésus était-il malfaisant ? Pour qui ?
Les seuls qui ont été mis en cause par Jésus étaient les chefs religieux.
Pilate a la légitimité politique et les membres du sanhédrin la légitimité relieuse. Ils vont s’allier pour condamner un innocent.
Au verset 31 Pilate refuse d’être réduit au simple rôle d’exécuteur des basses œuvres des religieux .
Quand ils disent : « il ne nous est pas permis de tuer quelqu’un « cela montre qu’ils ont déjà jugé Jésus. Pour eux , la question est réglée;il doit être mis à mort.
Dans les évangiles , les religieux ont le pouvoir d’excommunier et de malmener un homme mais pas de le mettre à mort . La lapidation d’Etienne est plus la réaction violente de la foule que l’exécution d’une sentence de justice .
Le verset 32 fait référence à la parole de Jésus du chapitre 12 « et moi , quand j’aurai été élevé de terre , j’attirerai tous les hommes à moi. Il disait cela pour signifier de quelle mort il allait mourir. »
Plantée en terre , la croix est une image d’élévation mais surtout annonce la résurrection qui va transformer l’échec en victoire.
L’accusation de se prétendre « roi des juifs »est le prétexte de l’arrestation .
Le titre « roi des juifs lui avait été donné par Nathanaël lors de sa vocation et par la foule aux Rameaux mais Jésus ne l’a jamais revendiqué pour lui-même
L’accusation a une dimension politique : Jésus est soupçonné de vouloir rassembler ses partisans en vue de renverser le pouvoir romain . C’est peut-être ce qu’espérait Judas et qui l’a amené à trahir quand il a compris que ce n’était pas son projet.
On avait annoncé à Pilate un conjurateur et il se trouve face à un simple rabbi, sans armes ,ni armée.
Pilate s’attendait probablement à ce que Jésus se défende, conteste . Au lieu de cela Il dénonce le caractère fallacieux de l’accusation en répondant par une autre question .
Comme devant Anne , Jésus refuse d’entrer dans un simulacre de procès dont la sentence est décidée avant qu’il ne commence.
Pilate se rend compte qu’il n’est qu’un instrument dans un débat qui lui est étranger. Il reprend sa fonction de juge et repose la question de base : pourquoi Jésus lui a-t-il été livré ?
En l’espace de deux répliques , Pilate passe de l’accusation : Es-tu le roi des juifs ? À l’instruction .Qu’as-tu fait ?
Devant le changement d’attitude de Pilate Jésus répond à la première accusation . Sa réponse souligne le caractère ambivalent de sa situation, car s’il est bien le roi des juifs , ce n’est pas au sens où l’entend Pilate. Sa royauté n’est pas de ce monde.
Elle n’est pas politique mais spirituelle . Donc pas de nature à inquiéter le gouverneur romain.
Si Jésus avait été un comploteur politique, il aurait eu des partisans qui l’aurait défendu, mais il a toujours refusé de se défendre par d’autres moyens que la parole et sa personne.
Cette affirmation souligne le principe de non-violence. Jésus est à l’opposé de toute propagande. Il n’impose rien.
Lorsque Jésus a demandé à Pierre de ranger son épée , il ne l’a pas fait que pour le protéger mais aussi au nom d’un principe beaucoup plus fondamental.
Jésus dit en quoi il est roi : sa seule royauté est de rendre témoignage à la vérité.Son peuple est constitué de tous les humains qui s’ouvrent à la vérité.
Jésus ne mourra pas pour faire plaisir à un Dieu qui voudrait le sacrifice du fils,mais parce qu’il est allé au bout de la vérité.Il arrive à un moment où la vérité devient insupportable à ceux qui préfèrent le mensonge.
Si la royauté est de rendre témoignage de la vérité tous le chrétiens sont des rois.
Quiconque est de la vérité entend ma voix . Cette phrase s’adresse à Pilate : va-t-i privilégier la vérité où la soumission à la majorité?Cette alternative est éternelle jusque dans l’Église comme dans la société…
Jésus ne s’adresse pas au détenteur de l’autorité romaine mais à l’homme derrière le juge .. Il interpelle sa conscience.
L’expression « être de la vérité»montre que la notion de vérité ne relève pas de la croyance mais de l’être , de l’habitation de la personne.
Comment entendre cette question ? Comme une remarque désabusée : Existe-t-il une vérité quelque part ? Ou comme une vraie question : »Que veux-tu dire quand tu affirmes que tu es venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité »
La première hypothèse fait écho à l’attitude de Pilate . S’il n’y a pas de vérité alors il n’y a pas de différence entre un innocent et un coupable.
On peut alors crucifier un innocent pour avoir la paix .
La réponse à la question de Pilate est devant ses yeux. Jésus est le chemin,la vérité et la vie en Jn 14 verset 6.
Le silence qui suit cette question laisse entendre que Jésus n’a pas répondu.
La réponse n’est pas dans une parole mais dans sa personne.
Il faut être deux pour découvrir la vérité : l’un pour la dire ; l’autre pour l’écouter.
A ce moment de l’évangile Pilate et Jésus ne sont pas à égalité puisque l’un est juge et l’autre accusé.Les conditions d’un réel échange ne sont pas réunies.
Qui détient la vérité ?
Celui qui affirme et condamne ou celui qui interroge ?
Qui es-tu ? Qu’as-tu fait ?
Il est bien roi des juifs mais pas à la manière des hommes .
Non en puissance mais en vérité.
Celui qui guérit , qui bouscule, qui remet en cause le dogme et sa rigidité, qui renverse les valeurs de la société, sa hiérarchie, ses préjugés .
Jésus pas un chef terrestre qui combat avec l ‘épée,et fait usage de violence pour imposer sa loi. Mais un chef spirituel qui rend gloire au père et au lieu de parler en son nom propre selon l’intérêt primaire ; demande à Dieu ce qu’il convient de faire , même si c’est douloureux.
Quand Pilate interroge Jésus , il écoute ce que disent les grands prêtres et la foule .
Il ne prend pas parti lui-même.
Il se cache derrière l’avis des autres .
Il ne trouve aucun motif de le condamner mais il cède à la pression de l’autorité juive et à la foule .
Jésus se tait devant les accusations.
Selon les évangiles de Mathieu, Marc et Luc il ne se dérobe pas . Oui je suis le roi des juifs ( cela restera écrit sur la croix) mais pas tel qu ‘ils l’imaginent …
Il sait qu’il ne sert à rien d’argumenter puisque la condamnation est déjà faite .
Il faut faire disparaître ce trublion qui remet en cause leur pouvoir ; leurs décisions et montre clairement combien leur attitude est hypocrite et délétère .
L’attitude de Pilate semble juste neutre. Il cherche à savoir où le bat blesse mais il comprend vite qu’il a affaire à un innocent en butte avec les jalousies . La haine entretenue par Caïphe ne va pas cesser d’un coup de baguette magique .
Il tente une diversion en proposant la libération du prisonnier ou du brigand Barabas( qui veut dire le fils du père . Mais ils préfèrent se débarrasser de Jésus qui se déclare Fils de Dieu .
Pilate cherche à se dédouaner sans prendre position .
Son attitude lâche conduit Jésus à la mort .
Combien de fois prenons-nous prétexte de ne pas connaître suffisamment le sujet pour éviter les conflits ? Combien de fois nous référons-nous à ceux qui parlent le plus fort pour éviter de prendre une décision difficile ?
C’est souvent le cas en politique ; nous préférons déléguer notre pouvoir au chef de parti , quitte à le critiquer chaque fois qu’il ne va pas dans notre sens .
C’est le cas dans la vie citoyenne quand nous préférons regarder ailleurs ou suivre les réseaux sociaux sans vérifier si les sources sont fiables .
C’est le cas avec nos proches quand nous suivons l ‘avis du plus fort sans interroger la personne concernée .
Aujourd’hui, nous avons à prendre position . Et à en tirer les conséquences .
Si Jésus est bien le fils de Dieu ; son enseignement est à suivre ici et maintenant pour construire ce royaume d’amour qui donne la vie .
Ce qui me frappe dans l’attitude de Jésus tout au long de l’interrogatoire c’est sa grande solidité.
Pas de peur ni d’hésitation .
Il sait ce qui se trame ; il sait la volonté de Dieu .
Il est sûr qu’il dit juste car cela ne vient pas de lui mais de son père.
Contrairement à Pierre qui doute ; qui a peur et le renie trois fois comme Jésus l’avait prédit ; lui est présent, libre, maître de sa vie, prêt à la donner .
C’est cet amour inconditionnel qui nous libère, lui donne la force d’avancer, calmement, dignement ; malgré les calomnies .
Son Royaume n’est pas de ce monde .
Pourtant , il est là, démuni et si plein d’assurance que ses adversaires ne comprennent pas son attitude .
N’importe quel individu sain d’esprit se défendrait, crierait à l’innocence , argumenterait et paniquerait.
, Non . Silence impérial .
Il sait qu’il doit en passer par là.
L’histoire se répète . Souvent des innocents sont emprisonnés, torturés . Les puissants semblent invincibles .
Pourtant, l’histoire a des rebondissements : tel roi déchu ; tel tyran suicidé, tel autre destitué.
Le pouvoir fascine et fait commettre des crimes.
L’amour est plus fort que la mort . Ceux qui sont morts en martyr sont glorifiés .
L’amour seul et le pardon peuvent désarmer la violence.
Le catalogue des atrocités laisse un champ de ruines, de désespoir, de vide.
L’amour partagé , répandu, permet de reconstruire les solidarités, la fraternité.
Il nous appartient de participer à cette guérison, de refuser la complicité avec les violents, les lâches et à tisser des liens d ‘humanité et de compassion .
Pour cela , la prière est nécessaire et urgente . Si nous comptons sur nos propres forces, nous échouerons, nous nous découragerons .
Tournons nous vers l’Esprit saint , n’ayons pas peur de réclamer l ‘aide pour vaincre notre timidité , nos doutes.
L’église est une force quand elle se rassemble pour prier, louer et s’entraider .. .
AMEN
Dominique MARIELLE